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Communiqué de presse de l'Union des Auto-Entrepreneurs - François Hurel

Temps de lecture : 3 minutes
Communiqué de presse de l'Union des Auto-Entrepreneurs - François Hurel

L’UAE interpelle les candidats aux élections législatives des 30 juin et 7 juillet pour une démarche en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville.


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Paris, le 24 juin 2024- Lorsque la politique des quartiers est évoquée, c’est tantôt pour nous proposer un nouveau rapport de force, tantôt pour réagir précipitamment à l’actualité chaude. Les véritables démarches constructives sont très loin de faire légion. Les mesures en faveur de tous ces jeunes qui se sentent peu pris en compte et éloignés de la vie économique sont malheureusement trop rares. Dans le cadre de son Observatoire, l’Union des Auto-Entrepreneurs et des Travailleurs Indépendants a mené, avec le soutien de la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires, une étude sur l’auto-entrepreneuriat qui pourrait représenter une solution parmi d’autres en matière d’insertion sociale et professionnelle des jeunes des quartiers prioritaires.

À l’UAE nous avons voulu connaître et comprendre les défis que cette jeunesse relève quotidiennement, mais aussi imaginer une politique qui associerait débats et initiatives autour d’une forme originale d’accès à l’économie et à la société. Est-ce que devenir entrepreneurs et surtout auto-entrepreneurs est une réalité si éloignée de nos jeunes des quartiers ? Est-ce envisageable et accessible pour eux ? Est-ce réalisable, et avec quels outils et quel accompagnement ? Avant de proposer de potentielles mesures favorables au développement d’une promotion plus poussée de l’auto-entrepreneuriat auprès de cette population, cette étude a priorisé l’écoute de 40 jeunes et leurs accompagnants.

D’une part, il ressort de cette étude que 55% des jeunes interrogés se disent déçus de leur expérience du salariat, en évoquant la subordination et le manque de perspectives : « Quand tu tombes sur un bon responsable, ça va, mais quand tu tombes mal, t’es coincé avec ton contrat et tu subis sans rien pouvoir faire » explique Maxime, 19 ans.

D’autre part, il apparaît que 75% des jeunes ont déjà eu l’envie de créer leur entreprise, mais manquent de soutien et d’information : « Il faut des gens pour croire en toi, et je n’aurais pas su vers qui me tourner de toute façon, les banques ? Pôle emploi ? » confie Maxime, 23 ans.

Enfin, cette étude montre que ces opportunités doivent être accompagnées par une véritable politique de suivi de ces jeunes porteurs de projets potentiels. Pour 80% des jeunes interrogés, l’auto-entrepreneuriat résonne comme une véritable opportunité qu’ils sont prêts à saisir, bien qu’ils aient une connaissance limitée de ce régime : « Les auto-entrepreneurs sont mal vus à cause des pratiques d’Uber et de Deliveroo. Quand on dit auto-entrepreneur, les gens pensent qu’à ça, donc on n’est pas pris au sérieux si on veut faire autre chose je pense », souligne Maxime, 19 ans.

Pour ces jeunes, cela constitue tout à la fois le dernier ascenseur social en marche, mais aussi et surtout une chance supplémentaire de s’en sortir. Dans les quartiers prioritaires, 73% des entreprises sont des travailleurs indépendants, ce qui souligne l’importance de promouvoir activement ce régime.

François Hurel, président de l'UAE, ajoute : « force est de constater que d’innombrables initiatives ont été lancées dans le passé, avec les meilleures intentions, mais que faute d’écouter les principaux intéressés, les résultats n’étaient pas au rendez-vous. » Cette étude a donc la prétention de donner la parole à ces jeunes et à ceux qui les accompagnent. Certes, aucun d’entre eux n’a évoqué l’entrepreneuriat comme un miracle solutionnant tous leurs problèmes. Mais tous ont dit ou laissé entendre que la démarche méritait d’être tentée. La parole est désormais aux pouvoirs publics. 

« L'auto-entrepreneuriat émerge comme une réponse prometteuse à ce défi. Il offre aux jeunes la possibilité de devenir maîtres de leur destin professionnel, de créer des emplois non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour d'autres, et de jouer un rôle actif dans le développement économique de leur communauté. », souligne, Maryvonne Le Roch-Nocera, présidente de la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires.

Lire l'étude de l'Observatoire de l'UAE en ligne
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